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Dernière ligne droite avant le but, la pression monte ! Premier constat, on est bel et bien arrivés au pied des
Tian Shan, et ça fait vraiment plaisir. Au milieu de la steppe se dresse cette chaîne de montagnes, qu'on va longer jusqu'à Almata, l'ancienne capitale du
pays.
D'un côté de la route on a de beaux paysages vallonnés...
et de l'autre la montagne.
Et partout des oiseaux...
la très belle Bergeronnette masquée
Bergeronnette citrine
et toujours du
Coucou, avec cet oiseau de l'année
Une courte escale a Taraz aura été l'occasion de faire une rencontre marrante : l'équipe de foot féminine des 13-16 ans de la ville d'Oural, championne du
Kazakhstan en titre !
Entre sportifs on a bien rigolé, et on a pu apprécier la performance sportive des uns des autres.
On a croisé deux espagnols super sympa qui font un rallye automobile dans une vieille renault 4L, jusqu'à
Ulan-Bathor en Mongolie. Ils nous ont appris qu'il vaut mieux ne pas voyager en véhicule étranger ici. Leur vision du Kazakhstan est
totalement différente de la notre, ils se font harceler pour de l'argent à longueur de temps, pour n'importe quoi.
Alors on apprecie nos contrôles de police, toujours aussi loufoques :
Un truc génial dans ce pays, qui nous sauve la vie : la pastèque. C'est grâce a ça qu'on avance maintenant. Moins d'un euro la bonne pastèque de 10 kg, et excellente. On trouve
des vendeurs tout le long de la route, comme ici chez un jeune kirghiz.
On a nettement accéléré l'allure, pour arriver aussi vite que possible à Almata. On a fait 1000 bornes en 13 jours, ce qui nous fait passer la barre des 5000 ! Ça n'a pas été
de tout repos, car la malédiction de la roue arrière a encore frappé Nory. 2 crevaisons en 2 jours, et 3 rayons cassés côté dérailleur. Bien évidemment nous n'avons pas de rayons
de rechange pour cette roue achetée en Ukraine. A moins de 250 bornes d'Almata, c'est rageant.
Nous avons pu repartir grâce a une rencontre encore, celle de Janat qui nous a invité chez ses parents. Sa famille géniale nous a hébergés un peu moins d'une journée, le temps
de reprendre des forces aussi. A ce niveau là on a été servis. On mangeait tellement qu'à la fin de chaque repas il était dur de se lever (véridique !). Beaucoup de familles ont très peu de
moyens, mais le plaisir de recevoir passe avant tout ici.
Mention spéciale pour cette famille et pour la babouchka qui ne parlait que le kazakh, mais qui en imposait.
Côté réparations, on a adopté le "kazakh system". On a remplacé les rayons cassés par des rayons de taille plus longue, tordus au bout pour pouvoir adapter à
la bonne taille.
Ça a tenu 200 km, puis 4 autres rayons ont cassé, toujours côté dérailleur... Les rayons réparés à la kazakhe n'ont pas bougé. Les 50 derniers kilomètres ont
été faits en l'état, et ça a tenu. Nous voilà donc à Almata pour nos 15 derniers jours de voyage, avec des vélos fatigués.