Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Atyrau - Aral

30 Juillet 2008, 09:13am

Publié par les cyclopotos

Notre destination après Atyrau était la ville d’Aral, et la mer du même nom. Pour cela il a fallu traverser 1100 km de steppes. Nous en avons fait une partie à vélo et l’autre en stop. Faire du stop a deux avec deux vélos chargés de bagages, c’est assez marrant. Mieux vaut être au Kazakhstan. La première fois il nous a fallu moins de 5 minutes pour être pris par un père et ses deux fils, qui nous ont emmenés de Dossor a Quandiagash. Nous avons été installés a l’arrière de la fourgonnette avec les vélos pour les 500 km de voyage. La piste que l’on a empruntée était complètement défoncée. Pendant les 12 heures qu’a duré le voyage nous avons ressenti au plus profond de nous même chaque bosse et chaque ornière. Un vrai match de boxe. A chaque pause le père venait ouvrir la bâche de la fourgonnette pour voir si, sous la couche de poussière qui nous recouvrait, nous étions toujours en un seul morceau.


Dès que l’on s’est faits débarquer nous avons repris la piste, a vélo cette fois. La zone que l’on a traversé était désertique, sans un seul arbre, et le soleil y cognait fort. Faut dire que dans ce pays, la période la plus chaude de l’année s’étend entre juillet et la mi-août, et notre séjour est pile-poil dedans. Bien joué encore une fois les cyclopotos ! Les heures chaudes de la journée sont entre 9h00 et 17h00, normal. Les quelques villages situés sur notre route sont distants de 50 km parfois, mieux vaut être organisés pour ne pas se retrouver en manque d’eau.


Dans ces villages construits au milieu de nulle part les ambiances sont toujours aussi particulières. Comme des villages fantômes, avec très peu d’activité, et sans âme.


La steppe est de manière générale très plate, et quand il y a du relief on l’apprécie, comme cette zone de toute petite montagne que l’on a traversée sur quelques kilomètres.


Le Kazakhstan nous marque aussi par le fait que dans ce pays les nuages sont particulièrement jolis. Les vastes étendues y sont sûrement pour quelquechose.


La steppe à vélo c’est chouette, mais éprouvant physiquement. Les rares véhicules que l’on croise s’arrêtent parfois pour nous apporter leur soutien, comme la fois ou une famille nous a laissé une bouteille de koumis toute fraîche… Cette boisson locale est composée de lait de jument fermenté. C'est pas vraiment un cadeau. Tu en bois une ou deux gorgées en tirant la grimace et ton ventre en prend un coup pendant plusieurs jours.

koumis
Il y a aussi nos potes les camions russes Kamaz, qui a chacun de leurs passages nous ensevelissent sous un nuage de poussière en nous défonçant les tympans a coups de klaxons pour nous souhaiter bonne chance. On en redemande...


La rencontre qui nous a le plus marqués sur cette portion de steppe est celle d’Amyr, 27 ans. Un soir, alors que nous pédalions, une voiture s’est arrêtée devant nous, et Amyr et un de ses potes en sont sortis. Amyr venait juste d’être papa pour la deuxième fois, et il voulait fêter cela avec nous. Sur le bord de la route nous avons donc terminé sa bouteille de vodka en dégustant pastèque et melon. Le lendemain nous l’avons rejoint dans sa ville, Emba, pour une journée de repos bien méritée.



Pour rejoindre Aral nous avons refait du stop. Le désert c’est sympa, mais on a beaucoup d’autres choses a voir et Almaty, notre but, est encore loin. Cette fois il a fallu plus de temps avant d’être embarqués, mais ça a valu le coup d’attendre.

stopshalkar

Nous avons pu réaliser le rêve de tout auto stoppeur, monter dans un Kamaz. Sacrée expérience. Ça passe partout ces engins-la. On s’est fait une piste au milieu du désert, magnifique par les paysages et par les milliers d’alouettes vues, avec beaucoup d’alouettes nègres notamment.



On ne peut pas faire un trajet en Kamaz sans avoir au moins une panne, pour nous ça a été le pneu crevé. C'est comme changer une chambre à air de vélo, mais faut être un peu plus outillé et patient.

kamaz1-copie-1


Commenter cet article