Dimanche 4 mai 2008
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19:51
Un soir en cherchant de l'eau on s'est fait accueillir par une famille au coeur démesuré, les Ghabor. Ces fermiers vivent à l'ancienne
dans une très grande ferme en élevant des brebis typiques de la Puszta (900 bêtes). Nous avons passé une journée très riche avec Rosy la Mama, Csaba le père aux mains de géant et aux
avants-bras monstrueux, Rosy une des filles et Janes son copain, et les petites Alexandra et Buci, en vivant a leur rythme. On communique comme on peut, avec les mains et quelques rudiments
d'allemand. Nory leur a fait découvrir le saucisson et le tabac a rouler, grands moments ! Ils nous font découvrir les plats hongrois, dont le premier soir une soupe de poisson épicée à faire
pleurer, ce qui les a beaucoup fait rire. On goûte aussi aux bières locales. Dès qu'on finit de manger ou boire quoi que ce soit, ils resservent, bière y compris.... Nous avons vraiment été
touchés par cette famille, pleine de vie et d'amour. Le départ a été dur.
Par les cyclopotos
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Dimanche 4 mai 2008
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19:37
Ce site est fantastique. C'est une immense zone où on passe de la steppe (appelee Puszta) à des piscicultures en activité ou non. Les
roselières sont immenses. Tous les fossés en sont remplis, ainsi que des fauvettes paludicoles qui vont avec. Les rousserolles turdoïdes abondent, tout comme les phragmites des joncs, locustelles
luscinioïdes, rousserolles effarvates... Les ambiances sont super sympas, avec des canaux où chassent ensemble les 3 guifettes, le faucon kobez... On peut passer d'une prairie buissonnante avec
fauvettes épervières et pies-grièches écorcheurs à des roselières où le fuligule nyroca se balade en compagnie des rémiz, en étant survole par les cigognes noires et blanches, et cormorans
pygmées. A ne plus savoir où poser ses jumelles !
Les cormorans pygmées sont très présents, on a vu un vol d'une cinquantaine d'oiseaux, accompagnes de 70 spatules, le tout dérangé par
deux pygargues a queue blanche. Les hérons sont tous présents, des pourprés et cendrés aux bihoreaux ou blongios, en passant par les crabiers (photo).
Dans la steppe s'observent les omniprésents bruants proyers, bergeronnettes printanières, busards des roseaux et oies
cendrées...
bruant proyer :
Par les cyclopotos
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Dimanche 4 mai 2008
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19:07
On débarque épuisés à Budapest, et on décide alors
d'avancer un peu en train pour se rapprocher de notre premier but, le Parc National d'Hortobagy, et de pouvoir dormir tranquillement dans un petit
hôtel. On choisit Fuzesabony pour se poser. On y monte tranquillement nos vélos. Premiers plaisirs ornithos
avec le loriot qui chante en plein village et qui se laisse admirer tranquillement.
La route jusqu'à Hortobagy nous permet de découvrir le paysage hongrois. C'est un excellent
pays pour se lancer a vélo, tout est plat, et les seules collines présentes se tiennent loin de notre route. Au niveau ornitho, on pourrait se croire
en France, mais les cortèges et quantités d'oiseaux diffèrent vraiment. Les loriots, rossignols, bruants proyers, cochevis huppés sont
omniprésents, le rapace le plus commun est le busard des roseaux !
On découvre aussi petit a petit la vie hongroise. C'est un mélange de modernité comme en Europe de l'Ouest, et d'authenticité d'Europe de l'Est. Des voitures toutes neuves
Renault ou autres côtoient des antiquités plus vieilles que nous deux réunis. Pour ce qui est de la
communication, il est très difficile de trouver quelqu'un qui parle anglais ou allemand, et le hongrois est assez dur a utiliser. On progresse quand même !
Admirez la dégaine...
Par les cyclopotos
2
Dimanche 4 mai 2008
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18:43
Lundi en début d'après-midi retrouvailles avec Nory à la gare de Paris Montparnasse pour le
début de l'aventure. On se met tout de suite dans le bain en transportant tous nos bagages jusqu'à la gare de l'est, Ça représente environ 90 kilos à se
trimballer sur des kilomètres de couloirs interminables, avec le chrono qui tourne. On a eu mal aux bras pendant 2 jours après ! On arrive épuisés sur le quai de notre
tgv 10 minutes avant le départ. Le contrôleur attend avec une hôtesse a l'entrée du quai et, en nous voyant arriver nous interdit de monter a bord sous prétexte que nos
valises sont trop encombrantes... On a beau lui expliquer que l'on part en voyage, qu'il n'y a pas eu de problème jusque-là dans les trains, il nous interdit de monter et nous demande de
rester sur le quai. On s'était pourtant scrupuleusement tenus a ce qu'avait dit à Nory l'hôtesse qui lui a vendu les billets en empaquetant les
vélos. On installe nos bagages quand même, et là on a bien rigolé. Le contrôleur a bloqué le train à quai, a appelé la police de la gare avant de se sauver à l'autre
bout du quai sans nous laisser le moyen de parlementer. 3 costauds arrivent, on leur explique le problème, ainsi qu'a d'autres agents de la sncf, et tout le monde est
prêt a nous laisser partir, sauf le grand chef, un psychorigide de la réglementation. Au bout de 20 minutes de retard le chef revient, délai a partir duquel les billets
sont remboursés aux voyageurs, et où la sncf commence a perdre pas mal d'argent. Le gars hurle sur tout le monde, jusqu'à ce que le directeur commercial se
déplace et règle le problème en nous laissant monter en payant une surtaxe pour les vélos. On a bien cru que le voyage ne commencerait pas ce
jour-ci, mais après beaucoup de négociations on a pu prendre place avec nos (encombrants) bagages dans un wagon presque vide. La situation
était délirante, voir 10 personnes, flics et agents de la sncf, attendre une demi-heure sans rien faire devant nous, pour un
problème bénin. Pendant le voyage jusqu'à Munich, on savourait chaque arrêt pendant lequel le
contrôleur annonçait en trois langues qu'il était désolé pour le retard de 20 minutes. Petite vengeance personnelle.
On est ensuite arrivés sans autre inconvénient a Budapest, mis a part notre première fouille par la police
autrichienne qui avait l'air d'en vouloir a Nory.
bien heureux d'arriver a bon port :
Par les cyclopotos
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Dimanche 27 avril 2008
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16:35
Voilà la première bête, prête pour le grand voyage. Cadre en acier, incassable, porte-bagage (sans ses sacoches) pour avoir la longue-vue à portée de
main, selle molletonnée pour limiter la casse, pneus polyvalents, pédales mixtes... Il ne manque plus que la remorque.
Je n'ai pas encore trouvé de nom pour le vélo, il faut d'abord que je voie ce qu'il vaut sur l'asphalte et les chemins boueux. N'hésitez pas si vous avez des
idées.
La première aventure va être de sauter entre les différents trains, avec tous nos bagages, et d'arriver à bon port avec tout ce avec quoi nous sommes
partis.
Simon
Par les cyclopotos
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Lundi 21 avril 2008
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12:52
D'ici une petite semaine, Nory et moi seront dans le train pour Budapest, encombrés de bagages en tous genres (vélos en kit,
remorque ou encore longue-vue, pâtes et saucisson...) pour notre premier voyage à vélo. La petite semaine qui nous reste est consacrée aux derniers préparatifs en vue du long périple qui
nous attend. Au programme des 4 mois de voyage : arrivée à Budapest, traversée de la partie Est de la Hongrie, puis de la Roumanie de long en large, passage en Ukraine par la Moldavie,
transit en Russie pour arriver au Kazakhstan, notre destination finale. Ce trajet va nous permettre de découvrir bon nombre de hotspots naturalistes, parmi lesquels Hortobagy, la Dobrogea,
le delta du Danube, la Crimée, et pour finir le Kazakhstan ! Nous partons optimistes, du feu dans les jambes et des rêves plein la tête pour pouvoir accomplir nos 70 kilomètres quotidiens.
Par les cyclopotos
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